L’enfant caché a.s.b.l.

Adolphe Nysenholc en a été le président de 2018 à 2026.

Il a fait rayonner cette association.

Il a créé et géré le site www.enfant-cache.be.

Il témoigne volontiers dans les écoles, notamment dans le cadre de Oser l’espoir de la Compagnie Albertine.

Il a composé 28 numéros du périodique quadrimestriel de l’association, intitulé EC Infos (voir Médias).

Il a publié un ouvrage consacré à cette association intitulé L’Enfant sauvé (de la cache au statut), traduit en anglais par Laure Chadefaud-Vincent Wolf (The Hidden Child).

Sous cette présidence, après une longue lutte, a été obtenue la Loi Bacquelaine, qui répare une injustice, les anciens enfants cachés acquérant les mêmes droits qu’ils se trouvent dans le Nord du pays comme dans le Sud.

Il a mené une action constante pour honorer les sauveurs d’enfants juifs durant la Shoah. Il a lutté pour qu’un mur des Justes soit érigé au Mémorial National des Martyrs Juifs.

Il a organisé une année d’hommage aux Justes de Belgique sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi. Celle-ci a été inaugurée en la Grande Synagogue de l’Europe et s’est clôturée à la Cathédrale Saint-Jacques-sur Coudenberg, dans un esprit d’amitié judéo-chrétienne. Cette année a été prolongée par une réunion internationale et intergénérationnelle des enfants qui ont été cachés au Château de Beloeil, sous les auspices du Prince de Ligne. L’Année, avec sa douzaine d’événements, est consignée dans l’ouvrage-album Les Justes du Royaume.

Outre le colloque sur « Les Justes » (à l’Institut d’Etudes du Judaïsme, avec le FNRS), Adolphe Nysenholc a organisé, au musée Kazerne Dossin, un colloque sur Yvonne Nevejean, qui, directrice de l’ONE, a ouvert son réseau à quelque 3.000 enfants sauvés ainsi de la déportation dans les camps de la mort.

Il a plaidé en outre pour qu’on fasse reconnaître les sauveurs anonymes. Or, il a découvert que, dans les carnets du Comité de Défense des Juifs (CDJ, cf. les Archives du Royaume), il y a 1.117 noms de personnes qui ont hébergé des enfants juifs (avec le code de ceux-ci), inscrits de la main même de la secrétaire du CDJ, ce qui authentifie le sauvetage. Il propose de leur attribuer des Batyas. Batya a sauvé Moïse. Celui-ci est le patron des enfants sauvés, elle est donc la patronne des sauveurs. C’était la fille du Pharaon, et les sauveurs d’enfants étaient le plus souvent des femmes. Batya signifie fille de Dieu. (cf. EC Infos 109 et 111).

« Il a donné une bonne image de la Communauté juive en-dehors d’elle » (Philippe Markiewicz, président du CCIB).